Corriger durablement la myopie, l'astigmatisme et l'hypermétropie au laser, à Paris, avec le Dr Gozlan.
Le LASIK est la technique de référence de l'opération de la myopie au laser. Indolore, rapide et d'une précision micrométrique, il corrige durablement la myopie et l'astigmatisme — ainsi que l'hypermétropie — et libère la très grande majorité des patients des lunettes et des lentilles. Le Dr Gozlan, chirurgien ophtalmologiste titulaire du DU de Chirurgie Réfractive et Phacoémulsification (Université de Toulouse), vous explique en détail le principe, les technologies, les indications, le déroulement, les suites, les résultats, les risques et le prix de cette intervention.
Le LASIK (Laser-Assisted in Situ Keratomileusis) est une chirurgie réfractive qui remodèle la cornée — la lentille transparente à l'avant de l'œil — pour corriger un défaut visuel. Le principe repose sur deux lasers complémentaires : un laser femtoseconde crée d'abord un fin capot cornéen (le volet ou flap), puis un laser excimer sculpte la cornée sous-jacente avec une précision de l'ordre du micron. Le capot est ensuite repositionné sans suture : il adhère naturellement en quelques minutes. L'intervention dure une quinzaine de minutes pour les deux yeux et se déroule sans hospitalisation.
En modifiant la courbure de la cornée, l'opération déplace le point de focalisation de la lumière pour le ramener exactement sur la rétine : l'image redevient nette sans correction optique. Pratiqué depuis le milieu des années 1990, le LASIK est aujourd'hui l'une des interventions les plus réalisées et les plus étudiées au monde, avec un recul de plusieurs décennies et des millions d'yeux opérés.
La myopie est le motif le plus fréquent d'opération de la myopie au laser. Dans l'œil myope, trop long ou trop convergent, l'image se forme en avant de la rétine : la vision de loin est floue tandis que la vision de près reste nette. Pour corriger la myopie, le laser excimer aplatit le centre de la cornée, ce qui réduit sa puissance optique et recule le foyer jusqu'à la rétine.
Le LASIK corrige les myopies faibles, moyennes et fortes, généralement jusqu'à environ -8 à -10 dioptries, sous réserve d'une épaisseur cornéenne suffisante. Au-delà, ou lorsque la cornée est trop fine, d'autres solutions sont envisagées (implant phaque type ICL). La correction de la myopie au laser est stable et définitive : une fois la cornée remodelée, la myopie ne réapparaît pas. Elle ne dispense toutefois pas de la presbytie, qui apparaît naturellement vers 45 ans, ni d'un éventuel suivi de la rétine chez le myope fort.
L'astigmatisme est très souvent associé à la myopie ; le LASIK le corrige dans le même temps opératoire. L'œil astigmate possède une cornée non pas sphérique mais torique (ovalisée, en forme de ballon de rugby) : la lumière n'est pas focalisée en un point unique, ce qui rend la vision déformée et dédoublée à toutes les distances. Pour corriger l'astigmatisme, le laser excimer applique une ablation asymétrique qui régularise les deux méridiens de la cornée et lui redonne une forme sphérique.
Le LASIK traite l'astigmatisme myopique, hypermétropique et mixte, le plus souvent jusqu'à environ 5 dioptries de cylindre. La précision est encore accrue par les traitements personnalisés guidés par l'aberrométrie (wavefront) ou la topographie cornéenne, qui cartographient finement les irrégularités propres à chaque œil. C'est l'un des grands atouts du laser : une correction de l'astigmatisme sur mesure, axe par axe, impossible à obtenir aussi précisément avec des lunettes.
Le LASIK corrige également l'hypermétropie, le plus souvent jusqu'à environ +4 dioptries. Dans l'œil hypermétrope, trop court, l'image se forme en arrière de la rétine : la vision est fatigante, surtout de près. Ici, le laser bombe la périphérie de la cornée pour augmenter sa puissance et avancer le foyer sur la rétine. La correction de l'hypermétropie demande une ablation un peu plus étendue ; son indication et sa stabilité sont précisées au bilan.
Le terme LASIK regroupe plusieurs variantes technologiques. Le Femto-LASIK (ou « tout laser ») désigne la technique moderne où le capot est réalisé au laser femtoseconde, sans lame mécanique : c'est l'approche la plus sûre, la plus reproductible et la plus précise. Le SMILE est une technique apparentée, sans capot, où un fin lenticule de cornée est extrait par une micro-incision ; elle est réservée à certaines myopies et astigmatismes. La PKR, elle, agit en surface sans découper de capot.
Quelle que soit la technique, le résultat est optimisé par plusieurs raffinements :
L'opération s'adresse aux patients gênés par une amétropie et dont la vision est stable depuis au moins un an. Pour être candidat au LASIK, il faut réunir :
Lorsque la cornée est trop fine ou irrégulière, la PKR de surface est souvent préférable. Seul le bilan pré-opératoire permet de confirmer que le LASIK est la technique la plus sûre pour vos yeux.
Aucune opération n'est réalisée sans un bilan pré-opératoire approfondi. Cet examen, indolore, dure environ une heure et conditionne entièrement la sécurité du résultat. Il comprend :
Important : les lentilles de contact doivent être retirées plusieurs jours (souples) à plusieurs semaines (rigides) avant le bilan, car elles déforment temporairement la cornée et faussent les mesures.
Le LASIK se déroule en ambulatoire, en six étapes. Vous restez éveillé, allongé confortablement ; l'intervention sur les deux yeux dure une quinzaine de minutes.
L'un des grands atouts du LASIK est la rapidité de récupération. Dans les heures qui suivent, une sensation de grain de sable, un larmoiement et une sensibilité à la lumière sont normaux. La vision s'éclaircit dès le soir même et devient nette dès le lendemain :
Il faut éviter de se frotter les yeux, la poussière, la piscine et les sports de contact pendant une à deux semaines, et protéger ses yeux du soleil.
Le LASIK figure parmi les chirurgies les plus efficaces de la médecine moderne. Une méta-analyse de référence portant sur près de 68 000 yeux retrouve 99,5 % d'yeux atteignant une acuité non corrigée d'au moins 20/40, environ 91 % (90,8 %) atteignant 10/10 (20/20) sans correction, et un taux de perte de deux lignes d'acuité inférieur à 1 % (Sandoval et al., J Cataract Refract Surg, 2016). Comparé à la PKR, le LASIK offre une récupération plus rapide et moins de douleur, pour un résultat équivalent à un an (revue Cochrane, Shortt et al.). Le résultat est stable et définitif ; une retouche reste possible dans de rares cas.
Le LASIK est une intervention sûre, éprouvée par des millions de cas, mais comme tout acte chirurgical il comporte des risques, le plus souvent mineurs et transitoires :
Le respect des contre-indications et la qualité du bilan pré-opératoire réduisent ces risques au minimum.
Le LASIK n'est pas réalisé en présence de : kératocône ou cornée trop fine, réfraction instable, grossesse ou allaitement, sécheresse oculaire sévère, certaines maladies de la cornée ou auto-immunes, et chez les moins de 18 ans. Dans plusieurs de ces situations, la PKR ou un implant phaque peut être proposé.
Le LASIK et la PKR corrigent les mêmes défauts — myopie, astigmatisme, hypermétropie — avec le même laser excimer, mais diffèrent par la voie d'accès. Avec son capot, le LASIK offre une récupération en 24–48 h et un excellent confort immédiat. La PKR, qui agit en surface sans capot, est privilégiée pour les cornées fines, les sportifs de contact et certaines professions exposées. À terme, les deux techniques donnent des résultats équivalents.
La chirurgie réfractive n'est pas remboursée par l'Assurance Maladie car considérée comme un acte de confort. De nombreuses mutuelles proposent toutefois un forfait « chirurgie réfractive » couvrant tout ou partie de l'intervention ; il est conseillé de vérifier vos garanties. Le coût dépend de la technique et de la correction ; un devis clair et détaillé vous est remis lors de la consultation pré-opératoire, sans engagement.
Non. L'œil est anesthésié par collyre : pendant l'intervention vous ne ressentez aucune douleur, tout au plus une légère pression. Dans les heures suivantes, une sensation de grain de sable et un larmoiement sont fréquents mais transitoires.
Le LASIK corrige les myopies jusqu'à environ -8 à -10 dioptries, sous réserve d'une cornée suffisamment épaisse. Les myopies faibles et moyennes sont les indications idéales ; au-delà, un implant phaque (ICL) peut être proposé.
Oui, et avec une grande précision. L'astigmatisme, souvent associé à la myopie, est corrigé dans le même temps grâce à une ablation asymétrique guidée par la topographie ou l'aberrométrie, jusqu'à environ 5 dioptries de cylindre.
Très vite : la plupart des patients voient nettement dès le lendemain et reprennent une activité normale en 24 à 48 heures. La vision se stabilise complètement en quelques semaines.
Oui, la correction de la myopie et de l'astigmatisme au laser est stable et permanente. L'opération ne prévient cependant pas la presbytie (vers 45 ans) ; une retouche reste possible dans de rares cas.
Oui. Le LASIK est réalisé sur les deux yeux lors de la même séance, qui dure une quinzaine de minutes au total. C'est un avantage de confort par rapport à la PKR.
Le Femto-LASIK est la forme moderne du LASIK : le capot cornéen est réalisé au laser femtoseconde plutôt qu'avec une lame mécanique, ce qui en fait l'approche la plus sûre et la plus reproductible. La suite (remodelage au laser excimer) est identique.
La majorité des patients ne notent aucune gêne durable. Des halos ou éblouissements nocturnes peuvent survenir les premières semaines puis s'atténuent. La mesure du diamètre pupillaire au bilan limite ce risque.
Un système de suivi oculaire (eye-tracking) recentre le tir laser en temps réel sur les micro-mouvements de l'œil, des centaines de fois par seconde. En cas de mouvement brusque, le laser s'arrête automatiquement et reprend une fois l'œil recentré.
Le travail de bureau se reprend en 1 à 2 jours. Le sport sans contact est possible après environ une semaine, la piscine et les sports de combat après deux à trois semaines.
Le LASIK se pratique à partir de 18 ans, une fois la réfraction stable depuis au moins un an. Il n'y a pas d'âge maximum strict, mais après 45 ans la presbytie est prise en compte dans la stratégie.
Non, la chirurgie réfractive n'est pas prise en charge par l'Assurance Maladie. De nombreuses mutuelles proposent toutefois un forfait dédié couvrant tout ou partie de l'intervention.
Le Dr Gozlan, titulaire du DU de Chirurgie Réfractive et Phacoémulsification, évalue votre éligibilité au LASIK lors d'un bilan complet et détermine avec vous la technique la plus adaptée à vos yeux.
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