Opération de la myopie par PKR

La chirurgie réfractive de surface, idéale pour les cornées fines et les sportifs, à Paris, avec le Dr Gozlan.

La PKR (photokératectomie réfractive, ou PRK) est une technique de référence pour l'opération de la myopie au laser lorsque le LASIK n'est pas indiqué. Réalisée en surface, sans découper de capot, elle corrige durablement la myopie et l'astigmatisme et s'adresse particulièrement aux cornées fines et aux personnes exposées aux chocs oculaires. Le Dr Gozlan, chirurgien ophtalmologiste titulaire du DU de Chirurgie Réfractive et Phacoémulsification (Université de Toulouse), vous explique le principe, les indications, le déroulement, les suites, les résultats, les risques et le prix de cette intervention.

Qu'est-ce que la PKR ?

La PKR (photokératectomie réfractive) est la plus ancienne et l'une des plus sûres des chirurgies réfractives au laser. Contrairement au LASIK, elle ne crée pas de capot : la fine couche de cellules de surface de la cornée, l'épithélium, est délicatement retirée, puis le laser excimer remodèle la cornée en surface pour corriger le défaut visuel. L'épithélium se régénère naturellement en quelques jours. L'opération dure une dizaine de minutes par œil et se fait en ambulatoire.

En agissant directement sur la surface cornéenne, la PKR préserve un maximum d'épaisseur de tissu : c'est ce qui en fait la solution de choix pour les cornées fines. Pratiquée depuis la fin des années 1980, elle bénéficie d'un recul de plus de trente ans.

PKR et myopie : corriger la vision de loin

La myopie est l'indication la plus fréquente de la PKR. Dans l'œil myope, trop long, l'image se forme en avant de la rétine et la vision de loin est floue. Pour corriger la myopie, le laser excimer aplatit le centre de la cornée en surface, ce qui en réduit la puissance et recule le foyer jusqu'à la rétine.

La PKR corrige idéalement les myopies faibles à modérées ; pour les fortes corrections, le chirurgien évalue l'épaisseur cornéenne disponible et propose, si besoin, une autre solution (implant phaque). Comme toute chirurgie réfractive, la correction de la myopie est stable et définitive : une fois la cornée remodelée, la myopie ne réapparaît pas.

PKR et astigmatisme : une correction précise en surface

L'astigmatisme, fréquemment associé à la myopie, est corrigé en même temps par la PKR. La cornée astigmate est ovalisée ; le laser excimer applique une ablation asymétrique qui régularise ses méridiens et lui rend une forme sphérique, supprimant la vision déformée et dédoublée. La PKR de surface est particulièrement adaptée à la correction de l'astigmatisme sur les cornées fines, et bénéficie elle aussi des traitements personnalisés guidés par la topographie ou l'aberrométrie.

La chirurgie de surface : TransPKR, LASEK, Epi-LASIK

La PKR appartient à la famille des techniques de surface, qui se distinguent par la façon de retirer l'épithélium :

Toutes reposent sur le même laser excimer et donnent des résultats équivalents ; le choix dépend des habitudes du chirurgien et des caractéristiques de la cornée.

La PKR, pour qui ? Indications

La PKR s'adresse aux patients souhaitant corriger une myopie, un astigmatisme ou une hypermétropie, dont la vision est stable depuis au moins un an. Elle est particulièrement recommandée :

Pour les fortes corrections ou les cornées trop fines même pour la PKR, un implant phaque peut être proposé. Seul le bilan pré-opératoire détermine la technique la plus sûre.

Le bilan pré-opératoire avant une PKR

Aucune opération n'est réalisée sans un bilan pré-opératoire approfondi et indolore. Avant une PKR, il comprend :

Comme pour toute chirurgie réfractive, les lentilles de contact doivent être retirées plusieurs jours à plusieurs semaines avant le bilan pour ne pas fausser les mesures.

Comment se déroule l'opération ?

La PKR se déroule en ambulatoire, sans hospitalisation, en six étapes. Vous restez éveillé ; l'intervention dure une dizaine de minutes par œil.

  1. Préparation : vérification des mesures, désinfection, anesthésie par collyre.
  2. Anesthésie : quelques gouttes suffisent, sans injection.
  3. Retrait de l'épithélium : la couche de surface est ôtée, sans capot.
  4. Remodelage : le laser excimer corrige la myopie et l'astigmatisme en quelques secondes.
  5. Lentille pansement : posée pour protéger la cornée pendant la cicatrisation.
  6. Suivi : contrôles rapprochés jusqu'au retrait de la lentille.

Suites opératoires et récupération après une PKR

La principale particularité de la PKR tient à sa récupération, plus progressive que celle du LASIK. Pendant les 2 à 3 jours de repousse de l'épithélium, une gêne, un larmoiement et une forte sensibilité à la lumière sont fréquents ; ils sont soulagés par des antalgiques, des collyres et la lentille pansement. Ensuite, la vision s'éclaircit de jour en jour :

Résultats et efficacité de la PKR

La PKR offre d'excellents résultats, équivalents à terme à ceux du LASIK : les essais comparatifs ne montrent pas de différence d'acuité visuelle à un an, seule la vitesse de récupération diffère (revue Cochrane, Shortt et al.). La grande majorité des patients opérés d'une myopie faible à modérée atteignent 10/10 sans correction. Le résultat est stable et définitif. Comme toutes les chirurgies réfractives, l'intervention ne corrige pas la presbytie, qui apparaît vers 45 ans.

Risques et complications

La chirurgie de surface est sûre et éprouvée depuis plus de trente ans. Les risques, rares, sont le plus souvent transitoires :

Le respect des contre-indications et la qualité du bilan réduisent ces risques au minimum.

Contre-indications de la PKR

La PKR n'est pas réalisée en présence de : kératocône évolutif, réfraction instable, grossesse ou allaitement, sécheresse oculaire sévère, certaines maladies cornéennes ou auto-immunes, et chez les moins de 18 ans. Dans certains cas, un implant phaque est préférable.

PKR ou LASIK : comment choisir ?

La PKR et le LASIK utilisent le même laser excimer et corrigent les mêmes défauts — myopie, astigmatisme, hypermétropie — mais la PKR agit en surface tandis que le LASIK passe sous un capot. La différence se ressent surtout sur la récupération : plus longue et un peu inconfortable les premiers jours en PKR, très rapide en LASIK. En contrepartie, l'absence de capot rend la PKR plus sûre pour les cornées fines et les chocs.

PKR, sport et professions à risque

L'absence de capot fait de la PKR la technique de choix pour les sportifs de contact (boxe, rugby, arts martiaux) et les professions exposées aux traumatismes oculaires (pompiers, militaires, forces de l'ordre, certains métiers manuels), où un capot pourrait théoriquement se déplacer lors d'un choc. C'est l'un des grands avantages de la PKR par rapport au LASIK pour ces profils.

Prix et remboursement de la PKR

Comme le LASIK, la correction n'est pas remboursée par l'Assurance Maladie car considérée comme un acte de confort. De nombreuses mutuelles proposent un forfait « chirurgie réfractive » couvrant tout ou partie de l'intervention. Le coût dépend de la correction et de la technique ; un devis transparent vous est remis lors de la consultation pré-opératoire, sans engagement.

FAQ : opération PKR de la myopie

L'intervention elle-même est indolore (anesthésie par collyre). En revanche, pendant les 2 à 3 jours de repousse de l'épithélium, une gêne, un larmoiement et une sensibilité à la lumière sont fréquents ; des antalgiques et une lentille pansement les soulagent efficacement.

La PKR corrige idéalement les myopies faibles à modérées. Pour les fortes corrections, le chirurgien évalue l'épaisseur cornéenne disponible et propose, si besoin, une autre solution comme un implant phaque.

Oui. L'astigmatisme, souvent associé à la myopie, est corrigé dans le même temps par une ablation asymétrique. La PKR de surface est même particulièrement adaptée pour traiter l'astigmatisme sur les cornées fines.

La récupération est plus progressive qu'après un LASIK : la vision utile revient en quelques jours, puis s'affine sur 2 à 4 semaines. La vision définitive peut demander 1 à 3 mois.

La PKR est privilégiée quand la cornée est trop fine pour un capot, en cas de cornée irrégulière, ou pour les sportifs de contact et les professions exposées aux traumatismes oculaires, car il n'y a pas de capot susceptible de se déplacer.

Oui. À terme, la qualité de vision obtenue par PKR est équivalente à celle du LASIK ; les essais comparatifs ne montrent pas de différence d'acuité à un an. Seule la vitesse de récupération diffère.

C'est une variante trans-épithéliale où le laser excimer retire lui-même l'épithélium puis remodèle la cornée, en un seul temps et sans contact. Elle simplifie le geste et peut améliorer le confort de cicatrisation.

C'est une fine opacité de cicatrisation pouvant apparaître en surface après une PKR. Devenu rare, il est prévenu par l'application de mitomycine C pendant l'intervention et par une bonne protection solaire pendant les semaines qui suivent.

C'est possible, mais on opère parfois les deux yeux à quelques jours d'intervalle en PKR pour préserver le confort pendant la cicatrisation. Le chirurgien décide au cas par cas.

Le travail se reprend généralement en 3 à 7 jours après une PKR. Le sport sans contact après une semaine, la piscine et les sports de combat après 2 à 3 semaines.

La PKR se pratique à partir de 18 ans, une fois la réfraction stable depuis au moins un an. La presbytie, qui apparaît vers 45 ans, est prise en compte dans la stratégie.

Non, comme toute chirurgie réfractive elle n'est pas prise en charge par l'Assurance Maladie. De nombreuses mutuelles proposent un forfait dédié couvrant tout ou partie de l'intervention.

Consultation pré-opératoire PKR à Paris

Le Dr Gozlan, titulaire du DU de Chirurgie Réfractive et Phacoémulsification, évalue votre éligibilité à la PKR lors d'un bilan complet et détermine avec vous la technique la plus adaptée à vos yeux.

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Références & sources médicales

  1. Haute Autorité de Santé (HAS). Évaluation de la chirurgie réfractive de l'œil. Saint-Denis : HAS ; 2007.
  2. Chuck RS, Jacobs DS, Lee JK, et al. ; American Academy of Ophthalmology Preferred Practice Pattern Refractive Management/Intervention Panel. Refractive Errors & Refractive Surgery Preferred Practice Pattern. Ophthalmology. 2018;125(1):P1–P104.
  3. Shortt AJ, Allan BD, Evans JR. Laser-assisted in-situ keratomileusis (LASIK) versus photorefractive keratectomy (PRK) for myopia. Cochrane Database Syst Rev. 2013;(1):CD005135.
  4. Shortt AJ, Bunce C, Allan BD. Evidence for superior efficacy and safety of LASIK over photorefractive keratectomy for correction of myopia. Ophthalmology. 2006;113(11):1897–1908.
  5. Kim TI, Alió del Barrio JL, Wilkins M, Cochener B, Ang M. Refractive surgery. Lancet. 2019;393(10185):2085–2098.
  6. American Academy of Ophthalmology. Refractive Surgery Preferred Practice Pattern. San Francisco : AAO ; 2022.
Dr Yoni Gozlan
Ophtalmologue
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